
Voiture électrique ou thermique : laquelle choisir ?
Mis à jour le : 30.12.2025
Malgré un prix d'achat élevé, le véhicule électrique gagne du terrain partout en France. Mais, entre un moteur thermique ou électrique, que vaut-il mieux choisir pour faire des économies ? Pour vous guider dans votre achat, nous vous présentons la comparaison entre une voiture électrique et thermique.
Voiture électrique ou thermique : quel est le vrai prix à l'achat et à l'usage ?
Lorsqu'il s'agit de choisir entre une voiture thermique ou électrique, le coût d'achat et d'entretien continue d’être un argument de poids dans la prise de décision. Les évolutions récentes sur le marché, la baisse progressive du prix des batteries et l’élargissement de l’offre rendent la comparaison encore plus pertinente.
Coût d'achat initial
Voitures électriques : 22 000 à 85 000 euros, hors options, avec des incitations gouvernementales pouvant réduire le prix jusqu'à 7 000 euros selon les modèles et conditions de ressources. Le marché de l’occasion électrique est également en plein essor, offrant davantage de choix abordables.
Voitures thermiques : 16 000 à 38 000 euros, sans aides gouvernementales majeures, mais avec une cote à la revente souvent plus stable actuellement.
Coût d'entretien et d'exploitation
Voitures électriques
Maintenance moins fréquente (aucune vidange d’huile, moins de pièces d’usure), souvent tous les 30 000 kilomètres.
Coût moyen de recharge à domicile environ 2 à 3 euros pour 100 kilomètres (variable selon le tarif de l'électricité, en légère hausse ces deux dernières années).
Coûts de maintenance annuels jusqu'à 35 % inférieurs à ceux des véhicules thermiques. À noter : certains postes comme les pneus ou les freins peuvent s’user différemment selon la conduite (couple immédiat).
Voitures thermiques
Maintenance plus fréquente, entre 10 000 et 30 000 kilomètres. Vidanges, courroies, filtres, contrôle antipollution obligatoire.
Coût du carburant entre 7 et 12 euros pour 100 kilomètres (essence ou diesel), en forte hausse depuis 2023.
Achat de consommables supplémentaires comme les bougies d’allumage, filtres à air et échappement, ce qui augmente le coût sur la durée.
Durabilité et coûts à long terme
Les batteries des véhicules électriques sont désormais garanties 8 à 10 ans, leur remplacement (entre 4 000 et 9 000 euros) tend à devenir moins fréquent grâce aux technologies récentes, et les prix baissent progressivement. De nouvelles offres de location ou leasing des batteries permettent aussi de maîtriser ce coût.
L’assurance des véhicules électriques est légèrement plus chère, mais compensée par les faibles coûts d’exploitation. Les économies annuelles moyennes sur la recharge et l’entretien peuvent représenter entre 700 et 1 200 euros par an pour un propriétaire de voiture électrique.
Enfin, la fiscalité est de plus en plus favorable aux véhicules zéro émission (bonus écologique, exonération de carte grise, stationnement facilité). Cependant, la valeur de revente d’une électrique dépendra de l’évolution technologique et de la demande, encore fluctuante.
En résumé, si l’investissement initial dans une voiture électrique demeure plus élevé en 2025, la baisse rapide du coût des batteries, des aides toujours substantielles et la réduction des coûts d'entretien et d’utilisation offrent un avantage économique croissant pour les automobilistes au fil des années.
Comparaison voiture électrique et thermique consommation

Les voitures électriques (VE) et les voitures thermiques (VT) diffèrent largement en termes de consommation d'énergie. Une voiture thermique fonctionne en brûlant du carburant fossile (essence ou diesel), et sa consommation est mesurée en litres par 100 kilomètres.
Par exemple, une voiture thermique consommera environ 6 à 7 litres de carburant pour parcourir 100 km, ce qui revient à un coût d'environ 10 à 15 euros en fonction du prix du carburant. À long terme, ce coût peut être important, surtout avec l'augmentation des prix du carburant.
Les voitures électriques, quant à elles, consomment de l'énergie sous forme d'électricité, mesurée en kWh (kilowattheures) pour 100 km. En moyenne, une voiture électrique consomme entre 15 et 20 kWh pour parcourir 100 km. À un tarif moyen de 0,15 à 0,20 euros par kWh, le coût d'un trajet de 100 km serait donc de 2,25 à 4 euros. Cela représente une économie significative sur le long terme, surtout si l'électricité est issue de sources renouvelables ou si la voiture est rechargée à domicile avec des tarifs réduits.
Impact environnemental et émissions

Quel est l'impact environnemental réel d'une voiture électrique par rapport à une thermique ? Lorsqu'on évalue l'impact environnemental des voitures électriques par rapport aux voitures thermiques, plusieurs facteurs clés méritent d'être pris en compte :
Empreinte carbone
Voitures électriques : Même dans les pays où le mix énergétique est dominé par le charbon, l'empreinte carbone globale des véhicules électriques reste inférieure à celle des véhicules thermiques sur l'ensemble du cycle de vie. Cela inclut non seulement les émissions liées à la production des batteries et à la production d'électricité pour la recharge, mais aussi le traitement en fin de vie et les possibilités de recyclage des batteries, en amélioration continue. Les bénéfices sont d'autant plus grands dans un pays comme la France, où l’électricité est majoritairement bas carbone (nucléaire et renouvelable).
Voitures thermiques : Les émissions proviennent principalement de la combustion de carburants fossiles, contribuant fortement aux gaz à effet de serre : un véhicule essence ou diesel émet en moyenne deux à trois fois plus de CO₂ qu'un modèle électrique pour le même nombre de kilomètres parcourus.
Fabrication et recyclage
La fabrication des véhicules électriques reste plus énergivore, principalement en raison de la production des batteries qui nécessite des métaux stratégiques (lithium, cobalt, nickel). Cependant, les récentes avancées industrielles visent à réduire la consommation d’eau et d’énergie lors de l’extraction et du recyclage de ces matériaux. L’empreinte environnementale s’équilibre en moyenne au bout de vingt-cinq mille à quarante mille kilomètres pour un véhicule électrique, au-delà desquels il devient plus “vert” qu’un véhicule thermique équivalent.
Le taux de recyclage des batteries lithium-ion progresse : à l’échelle européenne, il atteint environ cinquante pour cent en 2024, et la création de filières spécialisées laisse espérer une valorisation supérieure à quatre-vingt-dix pour cent à l’horizon deux mille trente. Les constructeurs accélèrent aussi le développement du “reconditionnement” de batteries pour un usage stationnaire ou secondaire.
Vers un avenir plus vert
Opter pour un véhicule électrique contribue à réduire la pollution locale (zéro émissions à l’échappement), surtout si la recharge privilégie des sources d'énergie renouvelable. Au-delà du remplacement du thermique par l’électrique, la réduction du nombre de véhicules individuels, le recours au covoiturage, au vélo ou aux transports en commun, et l’écoconduite sont essentiels pour un véritable impact environnemental positif durable.
Aides à l'achat en 2025
Depuis la fin de l’année deux mille vingt-quatre, il n’existe plus de bonus écologique national ni de prime à la conversion pour l’achat de voitures particulières électriques neuves.
Des aides privées ou locales peuvent exister, comme la prime CEE (Certificat d’Économie d’Énergie), proposée par certains fournisseurs d’énergie, ou des aides spécifiques dans certaines grandes villes ou régions (par exemple ZFE, aide à la borne de recharge, etc).
Nous vous recommandons de vous renseigner auprès de votre commune, région, ou sur le site service-public.fr pour connaître les éventuelles aides locales temporaires en vigueur.
Le cadre réglementaire évolue rapidement, pensez à vérifier régulièrement la disponibilité des aides pour vos projets de mobilité durable.
Performance et expérience de conduite
Dans le domaine de la performance et de l'expérience de conduite, les différences entre les voitures thermiques et électriques sont notables. Les véhicules électriques, comme le Volkswagen ID.3, offrent une accélération impressionnante et des vitesses maximales comparables à celles des meilleurs véhicules à essence, tout en assurant une expérience de conduite plus silencieuse. D'autre part, Renault propose une gamme variée de véhicules électriques et hybrides adaptés à divers besoins, allant des meilleures citadines aux SUV, en passant par les modèles utilitaires et sportifs.
Entretien et durabilité
Les systèmes de freinage régénératif des véhicules électriques réduisent l'usure des freins traditionnels, prolongeant la durée de vie des plaquettes de frein. Cependant, le couple élevé des véhicules électriques peut entraîner une usure accrue des pneus, bien que cela puisse être atténué par l'utilisation de pneus spécifiques pour véhicules électriques. De plus, le nombre réduit de pièces mobiles dans les véhicules électriques diminue la probabilité de pannes, contrairement aux véhicules thermiques qui, avec leurs nombreux composants, sont plus susceptibles de rencontrer des problèmes d'usure.
Innovation en recharge
Les vitesses de recharge ont considérablement progressé, permettant par exemple à une Nissan Leaf (30 kWh) de se recharger en environ 90 minutes avec une station de 22 kW. Les chargeurs haute vitesse, de 150 kW ou plus, facilitent des temps de recharge encore plus rapides, certains permettant de recharger un véhicule en moins de 20 minutes.
Ces éléments soulignent l'évolution constante des véhicules électriques, offrant une expérience de conduite améliorée, tant en termes de performance que d'efficacité énergétique et de coûts d'exploitation.
Infrastructure de recharge vs stations d'essence

Face à la transition vers une mobilité plus durable, la comparaison entre l'infrastructure de recharge pour les véhicules électriques et les stations d'essence traditionnelles devient cruciale. Voici quelques points clés à considérer :
Accessibilité et commodité
Stations de recharge électrique : En 2025, la France a franchi le cap des cent cinquante mille points de recharge ouverts au public, dépassant désormais le nombre de stations essence. L’objectif gouvernemental vise quatre cent mille points de recharge publics d’ici deux mille trente, avec une montée en puissance des bornes rapides et ultra-rapides sur autoroute. Par ailleurs, le réseau privé progresse également (recharges au domicile ou en copropriété, dans les entreprises, commerces, parkings publics).
Stations d'essence : Leur nombre diminue chaque année en France, et leur maillage rural commence à être jugé insuffisant dans certaines zones. Le coût des carburants fossiles, toujours élevé à cause de la fiscalité et des tensions géopolitiques, incite de plus en plus d’automobilistes à anticiper la transition vers l’électrique, surtout dans les grandes villes.
Maintenance et coûts
Recharge électrique : Les bornes nécessitent une maintenance simplifiée grâce à la gestion logicielle à distance et une faible fréquence d’intervention. Les coûts d’installation peuvent être réduits par la mutualisation en copropriété ou l’intégration de panneaux solaires, permettant de bénéficier d’une énergie en partie verte et à prix fixe.
Stations d'essence : Leur entretien reste coûteux, impliquant la surveillance réglementaire des réservoirs souterrains, la gestion des fuites, des systèmes anti-incendie et des dispositifs de récupération des vapeurs, auxquels s’ajoutent des coûts d’assurance croissants.
Impact sur le choix du véhicule
En 2025, la décision de conserver un véhicule thermique ou de passer à l’électrique dépend principalement de votre usage, de l’accès à une recharge à domicile ou sur votre lieu de travail, et de l’existence ou non d’alternatives au véhicule individuel (transports en commun, voiture partagée). Près de quatre-vingt-dix pour cent des recharges de véhicules électriques se font désormais à domicile ou au travail, ce qui met en évidence l’importance du développement continu des infrastructures privées et une couverture équilibrée du territoire. Le parc français de véhicules électriques devrait atteindre sept à seize millions d’exemplaires d’ici deux mille trente-cinq, soutenant la demande croissante en solutions de recharge intelligentes, accessibles et rapides.
En conclusion, voiture électrique ou thermique ?

Lorsque vous choisissez entre une voiture thermique ou une voiture électrique, tenez compte de vos habitudes de conduite, de l'infrastructure de recharge, de l'impact environnemental et de votre budget. Les voitures électriques sont particulièrement adaptées pour les trajets courts à moyens avec un accès facile aux bornes de recharge, tandis que les voitures thermiques restent plus appropriées pour les longues distances.
Bon à savoir : en France et en Europe, les ZFE (zones à faibles émissions) continuent de s'étendre dans les grandes agglomérations, conformément aux objectifs climatiques. À partir de 2025, les véhicules les plus polluants, comme ceux portant une vignette Crit'Air 3 ou plus, seront interdits de circulation dans les principales villes françaises. Pour adopter une démarche éco-responsable, optez pour une voiture électrique et profitez de nombreuses aides de l'État pour financer l'achat de votre nouveau véhicule. Consultez notre liste des meilleure voiture Crit'Air 1.