Fin de la prime à la conversion : quelles alternatives ?

Mis à jour le : 30.12.2025


Avec la disparition de la prime à la conversion pour l’achat de véhicules moins polluants, de nombreux automobilistes s’interrogent sur les possibilités restantes pour rendre leur transition écologique plus abordable. Quelles aides existent encore, vers quelles solutions se tourner et comment optimiser son budget lors d’un changement de voiture en 2025 ?

Pourquoi la prime à la conversion a-t-elle été supprimée ?

Depuis son lancement en 2015, la prime à la conversion visait à accélérer la sortie des véhicules les plus polluants du parc automobile français. Cette aide financière permettait aux automobilistes de mettre à la casse un véhicule ancien (généralement un diesel de plus de quinze ans ou une essence d'avant 2006) afin d’acquérir une voiture plus propre, qu’elle soit neuve ou d’occasion. Face à la progression constante du nombre de véhicules renouvelés, à l’essoufflement de l’effet incitatif, mais aussi aux contraintes budgétaires de l’État, le gouvernement a choisi de supprimer ce dispositif à partir de décembre 2024.

Existe-t-il encore des aides à l’achat d’une voiture propre en 2025 ?

prime à la conversion

Avec la fin du bonus écologique national et de la prime à la conversion, acheter une voiture « propre » devient un investissement plus engageant. Toutefois, il subsiste quelques aides, principalement à l’échelle locale et via des dispositifs privés.

Les dispositifs locaux : collectivités, régions et métropoles

Certaines grandes villes et régions proposent encore des soutiens à l'achat ou à la location longue durée d'un véhicule peu polluant, mais leur montant et leurs conditions varient énormément. En général, elles s'adressent :
  • Aux ménages modestes résidant ou travaillant dans une zone à faibles émissions (ZFE)

  • Aux professionnels ou indépendants contraints de s’équiper pour rester en conformité avec la réglementation

La prime CEE (Certificats d’Économie d’Énergie)

En l’absence d’aide de l’État, certains opérateurs privés, principalement les grandes enseignes de l’énergie ou de la distribution (TotalEnergies, Leclerc Énergies, Engie), continuent à proposer des « primes CEE » à l’achat d’un véhicule électrique ou à faibles émissions, ou sous forme de bons d’achat ou de cartes carburant. Le montant est généralement limité (entre 150 et 700 euros selon les offres et la catégorie de véhicule).

L’obtention de l’aide dépend du recours à un partenaire ou d’une offre spécifique, souvent temporaire et soumise à conditions

Aide à l'installation d’une borne de recharge

Il existe encore des subventions pour l’installation d’une borne à domicile, en habitat collectif ou en entreprise (jusqu’à 50 % du montant des travaux dans certaines municipalités et copropriétés). Ces coups de pouce visent plus à l’accompagnement de la montée en puissance du véhicule électrique qu’à l'achat du véhicule propre lui-même.

Que peut-on obtenir des dispositifs locaux et comment les cumuler ?

acheter une voiture en allemagne document

Chaque collectivité fixe ses propres conditions et montants, mais il est possible dans certains cas de cumuler différents coups de pouce :

  • Dans certaines métropoles comme Paris, Lyon ou Grenoble, un complément local peut être accordé si votre lieu de travail ou de résidence se trouve dans la ZFE et que vous remplacez un véhicule ancien. Par exemple, la Métropole du Grand Paris propose jusqu’à 6 000 euros pour l’achat d’un utilitaire électrique destiné aux professionnels.

  • De nombreuses régions et départements offrent des subventions directes, comme un chèque conversion”, une aide à la location longue durée ou une participation à l’achat d’une voiture électrique d’occasion (souvent entre 1 000 et 2 000 euros), ou bien une exonération totale ou partielle de la carte grise pour un véhicule électrique ou hydrogène (à Paris : gratuit, en Auvergne-Rhône-Alpes : 100 % d’exonération pour l’électrique, par exemple).

  • Des aides pour l’installation de bornes de recharge à domicile (jusqu’à 50 % du coût dans certaines villes ou copropriétés, plafonné à 500 euros à Paris) peuvent parfois être cumulées avec un soutien municipal à l’achat d’un vélo électrique ou d’un abonnement de transport en commun.

Attention, le cumul de ces aides n’est jamais automatique : il convient de vérifier au cas par cas et de respecter les critères propres à chaque dispositif.

Voiture thermique, hybride ou électrique : que devient la rentabilité sans prime ?

Une voiture thermique reste moins chère à l’achat, mais subit une fiscalité croissante (malus CO₂, perte de valeur, accès limité dans de nombreuses ZFE) et un coût d’utilisation en hausse constante avec la flambée du prix des carburants.

Le véhicule hybride propose un compromis, avec une survaleur modérée à l’achat, une consommation réduite et une accessibilité encore possible dans certaines ZFE, mais il ne bénéficie plus d’aide dédiée.

Quant à la voiture électrique, le manque de bonus rend l’investissement de départ élevé, sauf sur le marché de l’occasion qui devient de plus en plus attractif. Cependant, les économies restent réelles à l’usage :

  • Coût de la recharge (environ 2 à 3 euros pour 100 km à domicile)
  • Entretien réduit (pas de vidange, peu de pièces d’usure)
  • Exonération ou forte réduction de la TVS et de la carte grise dans de nombreuses régions

La rentabilité dépend plus que jamais de ton usage (nombre de kilomètres, accès à la recharge, coût moyen de l’électricité, fiscalité locale) et de la valeur de revente, à anticiper selon les évolutions technologiques et réglementaires à venir.

Le calcul doit donc inclure : coût total de possession (TCO), accès au ZFE/la ville, fiscalité locale, sans oublier le marché de l’occasion qui devient le nouvel allié d’une mobilité durable abordable en 2025.

Questions fréquentes

Trouvez la voiture de vos rêves sur notre vitrine en ligne !
Trouver votre voiture maintenant